Dernière randonnée en raquette de 2011

C’est un peu devenu une tradition. Passer quelques jours au chalet pendant le temps des Fêtes, question de faire le vide, de se changer les idées et de profiter un peu des joies de l’hiver des Hautes-Laurentides.

Mais c’est pas évident d’aller au chalet l’hiver:

  1. C’est quand même à 200 km de Montréal, alors si les conditions routières sont mauvaises, ça peut être long.
  2. L’allée d’un kilomètre menant au chalet n’est pas déneigé l’hiver.
  3. C’est un chalet 3 saisons, alors s’il fait froid, il fait froid.
  4. Comme le chalet est fermé l’hiver, on doit apporter toute notre nourriture, eau, etc. (oui ça gèle du savon à vaisselle!)

Alors au programme de la fin de semaine: randonnée en raquettes, jeux de société, baril de Heineken, repos, sieste, bonne bouffe et bons vins.

Il y a plusieurs sentiers que nous avons aménagés au fil du temps sur le terrain. La plupart mènent à des attractions comme le Gros Pin, la Source, le belvédère, le camping à Simon, l’ancien barrage des castors (en grande partie sur le terrain du voisin avouons le…), le nouveau barrage des castors (carrément sur le terrain du voisin!). Un sentier permet de longer la rivière jusqu’au bout du terrain puis de traverser jusqu’au fameux crique (qui est en fait un ruisseau) pour déboucher finalement sur le lot 2. Un autre sentier, qui commence derrière la maison des souris, traverse le nouveau pont des Soupirs puis longe un petit escarpement  qui mène au belvédère qui surplombe les rapides sur la rivière Rouge. On peut ensuite longer la rivière pour déboucher sur une zone marécageuse inondée par d’anciens barrages de castors.

Alors, pour notre randonnée en raquette, nous avons d’abord longé le chemin de la ligne électrique jusqu’au croisement vers le Lot 2. On a pris à gauche pour entrer dans le Lot 2 et juste là, on a vu 3 chevreuils se sauver à notre arrivée. Une première pour MissTBK. On  a ensuite longé l’escarpement qui longe le crique, un petit sentier qui mène au bout du terrain dans une zone assez boisée. Principalement des conifères. Une randonnée d’environ 1h30.

La randonnée Taïga – Parc national des Grands-Jardins

Dernière journée de notre périple dans Charlevoix. Après une nuit assez fraîche pour la saison (environ 5°C), on se prépare déjà à rentrer à la maison. Il reste cependant une dernière activité qui promet d’être intéressante: la randonnée Taïga.

Durée : 2 h 45
Coût : 19,75$
Description : randonnée interprétation sur un sentier accessible avec garde-parc seulement.

Le point de rencontre se fait au centre de découverte et de services du Château-Beaumont, accessible par une route de gravier de quelques kilomètres à partir du centre Thomas-Fortin. On peut apercevoir, en chemin, les signes encore visible d’un incendie de forêt qui a ravagé une partie du parc.

La randonnée Taïga

Le groupe se rencontre à 14h30, car on doit se rendre au sentier dans un mini-van style econoline. 1er constant: un guide français (de Marseille) pour nous interpréter la Taïga de Charlevoix! Comme je l’ai dit plus tôt, c’est un sentier accessible seulement avec guide, donc très bien entretenu. Notre groupe est formé de 12 personnes environ. La randonnée se déroule d’un assez bon pas et les moins en forme du groupe traînent parfois de la patte. Le guide est vraiment intéressant et connaît son parc. Rarement le lichen et le cycle de régénération de la forêt de vous auront paru si fascinant! Comme notre guide nous l’explique, il laissera des pièces de «puzzles» (prononcé à la française) au cours de la randonnée pour nous amener à répondre à la question suivante : pourquoi ce type de végétation, ici, dans le parc.

La randonnée nous transporte de la forêt boréale jusque dans la Taïga, en passant par des zones de marécages et des petites collines. On y évoque l’incendie d’une partie du parc, la tordeuse d’épinette, la dernière glaciation, le lichen abondant et tellement plus. Bref une randonnée que je recommande.

Mont du Lac des Cygnes – Grands-Jardins

Le parc national des Grands-Jardins est situé à 1h30 du parc des Hautes-Gorges en empruntant le même trajet douteux suggéré par Google Maps! On arrête en chemin dans un Axep (et c’est pas mal la seule place qu’on à vue!) pour un petit ravitaillement. On a réservé un espace de camping sur le site du Pied-des-Monts, qui comme son nom l’indique, est situé près des monts. On arrive au parc et l’accueil proche du camping est déjà fermé alors on doit se rendre à l’accueil principale – le centre de service Thomas-Fortin pour s’enregistrer. Le temps de s’enregister, s’installer, monter la tente, se laver (après l’Acropole, se laver devient une nécessité) et manger, il fait déjà noir comme chez le loup. On en profite pour faire un petit feu et boire quelques Pabst avant un sommeil bien mérité.

Sentier Mont-du-Lac-des-Cygnes

On arrive à l’accueil du Mont-du-Lac-des-Cygnes vers 11h30 et le stationnement semble déjà plein. On finit par trouver une place et c’est les préparations pour la randonne. On en profite pour réserver la randonnée Taïga pour le lendemain. On commence ensuite l’ascension du sentier du Mont-du-Lac-des-Cygnes. Dès les premiers mètres, on profite de vues impressionnantes sur les montagnes et l’accueil, qui paraît déjà petit. Après 1 heure de marche, on atteint un petit lac avec aire de pique-nique, mais aucune pause avant le sommet, on continue la montée. Le sentier est très bien entretenu et on arrive bientôt à des sections de passerelles et marches en bois. La végétation commence à changer et des affiches nous incitent au respect du lichen environnant. On atteint le sommet vers 14h et on est complètement renversé par la vue. Une vue de 360° des montagnes environnantes, du Lac des Cygnes, des villages alentour, des lignes hautes-tension et même le fleuve Saint-Laurent au loin. Le sommet est dénudé d’arbre et très venteux. Le temps clairs et le soleil nous permettent d’apprécier le repos du  marcheur ayant atteint son but. On en profite pour manger et prendre quelques photos, puis c’est déjà le temps de redescendre.

Distance : 8,4 km (aller-retour).
Sommet : 980 m.
Dénivellation : 500 m.
Durée : 4 h.
Panorama : époustouflant !

On finit la randonnée vers 16h puis on rentre au camping, déjà notre dernière soirée. On fait un dernier petit feu. Demain, c’est la randonnée Taïga!

 

L’acropole des Draveurs – Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie

J’aime bien la randonnée, mais allez savoir pourquoi, chaque fin de semaine, je trouvais des raisons obscures pour rester en ville, à humer le monoxyde de carbone et emmagasiner les kilos. Cette année, par contre, j’était bien décidé:

  1. Je me suis acheté des bottes de marche.
  2. Je me suis trouvé une compagne de randonnée.
  3. J’ai regardé le site de la SEPAQ.

Après avoir monté le Mont Sutton, on avait opté pour une fin de semaine dans Charlevoix, avec en toile de fond le parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie et le parc national des Grands-Jardins.

1ere journée: voyagement et rivière Malbaie.

On part un jeudi matin. Tôt… Je veux dire: pour moi, en vacances, se lever à la même heure que quand tu travailles, c’est tôt! Mais les Hautes-Gorges c’est quand même loin, un bon 5h30 de route.

Je n’avais jamais été dans Charlevoix, et les paysages sont tout simplement magnifique quand on y arrive. Ça fait presque oublier les cônes oranges.

Google nous avait concocté un beau trajet avec rue sans nom et chemin en gravier. C’était surement le trajet le plus court, mais pas le plus facile… On finit par arriver au parc des Hautes-Gorges passé 16h. On se dépêche à monter notre tente, au camping Le Cran,  puis hop dans l’autobus vers le centre de service Le Draveur, au milieu du parc. Important de mentionner que l’accès au parc comme tel, n’est accessible que par autobus depuis les différents campings, préservation oblige. On réserve la dernière «croisière» de la journée en bateau sur la rivière Malbaie. En attendant le départ, on se promène un peu sur des petits sentiers. La croisière permet d’avoir une bonne vue sur notre objectif du lendemain: l’Acropole des Draveurs, qui à 1048 m d’altitude, est un des plus hauts sommets du Québec. La ballade permet d’en apprendre davantage sur la formation des gorges et sur l’histoire du parc.

On rentre au camping avec l’autobus et on prépare le souper. On finit la soirée avec une bonne Pabst autour d’un petit feu réconfortant.

Jour 2: l’Acropole-des-Draveurs

Le sentier de l’Acropole-des-Draveurs est d’une longueur de 10,4 km aller-retour et comporte 3 sommets. Avec un dénivelé de plus de 800 m et d’une durée moyenne de 4 à 6 h, il est considéré comme un sentier difficile. Après un déjeuner de Draveurs, on commence l’ascension à 11h pile et on comprend assez vite de quoi il est question: ça monte! Après une trentaine de minutes, on aperçoit la rivière qui semble déjà bien petite. Le belvédère permet de se reposer un peu en admirant le panorama. Le sentier est très bien entretenu et balisé avec des grosses pierres, qui peuvent parfois rendre la marche difficile. On atteint le 1er sommet vers 13h30 et on en profite pour casser la croûte. L’air est frais au sommet et c’est assez venteux. Il y a beaucoup de zones de régénération de la végétation arctique-alpine, pour vous donner une idée. On atteint le 2e sommet vers 14h30 et on en profite pour prendre quelques photos. Le 3e sommet est seulement 200 m plus loin, mais il commence déjà à se faire tard et on doit se rendre au parc des Grands-Jardins aujourd’hui! On commence alors la descente. Descente toute aussi éprouvante que la montée. On arrive en bas les mollets en feu et complètement vidé passé 16h.

Distance : 10 km.

Dénivellation : 800 m.
Durée : 5h.
Satisfaction : Intense !

On quitte ensuite les Hautes-Gorges: direction parc national des Grands-Jardins!

Roundtop – Mont Sutton

Samedi, soleil, Sutton.

C’est facile, on prend la 10, on tourne, on tourne et on est rendu. MissTbk et le Trotteur sont prêt pour leur première montagne de l’année. Après les savoureuses explications du préposé juvénile (dans le sens de pas très vieux), on part à l’aventure par le sentier RoundTop. Supposément très achalandé aujourd’hui. Ça commence tranquille, un p’tit pont, un ruisseau, la forêt, des bancs, des roches puis ça commence à monter, et y’a des roches, on traverse le ruisseau, on monte des escaliers, etc. On croise un gros 10 personnes minimum qui redescende et on se fait dépasser par quelques randonneurs de niveau 10 qui volent de pierre en pierre.

MissTbk sur le pont

Le départ

Après quelques pauses, une tonne de Powerade et 2 chiens qui se baignent dans un ruisseau, on arrive au petit belvedère. C’est comme une gros pic rocheux avec une vue superbe sur la région. On en profite pour prendre quelques photos, relaxé un peu, chercher le 2e belvèdere, penser que le 2e belvedère c’est la petite roche au bout d’un drôle de chemin pas très clair, manger des p’tits fruits, trouver le 2e belvedère rempli de japonais. Il y a des pancartes qui indiquent les Monts, lac, villages que l’on peut voir de ce belvedère.

Mansonville – 12 Km.
Owl’s Head – 15 Km.
Lac Champlain – 60 Km.
White Face Mountaint – 131 Km
Mont Washington – 132 Km.
Etc.

Première vue

Le Trotteur au sommet

2e belvedère

Pause au sommet

Et ensuite, c’est le début de la fin, le retour au point de départ. Et ça descend. Dans une belle piste rocailleuse avec des petites roches, des moyennes roches et des grosses roches. On revient au stationnement et on prend le chemin du retour.

Moment Étrange: À la station-service, un gars part avec le pistolet de la pompe à essence encore dans son réservoir!

Et on a passé devant une ferme d’alpagas avec des p’tits bébés vraiment trop cute mais c’était fermé.

En résumé, une très belle montagne, et un parcours peut-être pas si facile que ça pour un débutant… Et pour la semaine prochaine?