Le Blogue du Trotteur

La vie restera un art 2 juillet 2008

On dit qu’une image vaut mille mots,
Pourtant je reste sans voix,
On immortalise le moment,
Qui s’évapore instantanément,
Des images qu’on aime revoir,
D’autres qu’on ne peut oublier.

Chaque instant à son histoire,
Et ce soir, c’est l’aventure,
Un sens unique, à reculons,
Aucun obstacle n’est insurmontable.

Hier encore, j’ai douté,
Du bien fondé de mes fondements,
1 sur 6 milliards, bientôt 7
Une goutte d’eau dans l’océan,
Derrière, c’est le néant,
Devant, c’est beau et grand.

Si j’avais des crayons de couleurs,
Je donnerais vie à ma douleur,
Des ombres et des couleurs,
Mon crayon ne connait pas la peur.

La vie c’est de l’art,
L’inspiration arrive, il se fait tard,
Au milieu de la nuit,
Mon âme cultive son insomnie,
Le chat, lui, dort au pied du lit,
Son existence semble si paisible,
Il dort en boule, rêve-t-il parfois?

Les rêves nourrissent la vie,
Celle qu’on imagine pour passer à travers la nuit,
Douce agonie, réconfortante folie,
Ce soir, tout est permis.

2 heures du matin,
La ville qui dort au loin,
Je crie, pour rester en vie,
J’écris, pour chasser l’envi,
Je le devine, je me connais,
Je la surveille, parfois.

Faire les premiers pas,
Rester calme et être soi-même,
Facile à dire, un peu moins à faire,
Vendre sa salade,
Embellir son quotidien, du moins pour le mien…
Souligner les points forts,
Et camoufler les plus faibles.

Très peu pour moi,
Adepte de l’honnêteté,
Le mensonge tue,
La confiance se meurt.

Naïf, je crois en la beauté du monde,
Et je m’efforce de la trouver en toute chose,
Chaque jour est une aventure,
Vivre restera un art,
Chacun peint sa voie,
Au jour le jour, la toile prend forme,
Des couleurs vives, des moments tendres,
Des formes vacillantes, des ombres intrigantes,

La vie est un art,
L’artisan au quotidien,
Sans le BBQ, sans même la cour,
La vie comme une patate au four.

Éphémère… à boire 19 juin 2008

J’aime, j’hésite,
J’aspire, je mérite…
Chaque jour subsiste l’espoir,
Mais l’absent à toujours tort.

Ci-joint, un message secret,
Toutes les pensées qui m’effleuraient.
J’aurais voulu tout te dire,
J’ai préféré souffrir.
Seul… En silence,
Sans le sou, sans le mot
Car à quoi bon partager,
Les douleurs du passé.

Le bonheur… Éphémère,
Qui demande à se taire.

Ci-git le néant,
Seul dans ce tissu blanc.
La nuit est claire,
Claire et limpide.
La lune porte son sourire timide
Seul, entouré de tous ces gens

Seul, sous ce tissu blanc,
Mon âme sombre dans le néant
Il n’y a que l’absence qui règne
L’existence de ce qui n’est pas

Les mots coulent sur papier
Tant d’histoires à raconter
Mais si peu à te dire
Toi que mon corps désire

Solitaire, seul sur terre
Mon royaume est somnifère
Je vis, j’exagère
J’existe plus que je ne peux le faire

Mentir… mon nom? Tout simplement désir
J’aimerais pouvoir sentir
Ton amour m’envahir…
Laisse-moi rêver
Laisse-moi t’emporter
Dans un monde inconnu

Une histoire sans fin
En pensant toujours au lendemain
Car pour entretenir la flamme
Il faut vraiment vouloir y croire

L’amer à boire 16 juin 2008

La rivière, somnifère,
Son débit m’affaiblit.
Sans soucis, tout près d’ici
Et là, sans trop bouger.
Bercé par le fracas,
Des vagues sur la coque.

L’océan, le flot, le néant,
Si grand, si désolant.
Seul en mer, en solitaire,
Un monde sans terre.
L’homme impuissant,
L’eau-delà, l’eau dedans…

Éphémère, à boire,
Somnifère aléatoire,
Qui risque tout n’a rien,
Compris à l’art de l’escroquerie.

J’ai vu la mer, touché l’océan,
Posé pied nu dans le sable blanc,
Au milieu des palmiers,
La vie qu’on voudrait voir s’éterniser.

J’ai gouté l’amer, touché la terre,
Escaladé des montagnes de préjugés,
Étranger, comme je l’ai toujours été,
Je garde des souvenirs fabuleux…

Défaillance Passagère 8 juin 2008

C’est si simple, c’est si clair,
Mais hier encore, j’ai perdu espoir,
Défaillance passagère,
Mon coeur a fait la guerre,
le plus dur des combats,
reste celui qu’on ne fait pas.

Lorsque tout devient flou,
Lorsque les hommes deviennent fous,
Et s’entretuent pour de l’or noir,
L’humanité mérite son sort!

L’argent ne fait pas le bonheur,
Mais attire les faveurs,
Ouvre les portes,
Et attire les vautours.

Subtilement, ils rôdent autour,
À l’affût, prêt à dévorer,
Les restes froid sur le canapé,
Pendant que leurs hôtes se poudrent le nez…

Comme une bombe,
La ville est déchainée,
Où est passé tout ce monde?
Qui n’avait rien à raconter?

Prisonnier de ce système,
Consommateur sans relâche,
Ainsi va l’économie,
La pire de toutes les épidémies,
C’est l’homme qui tuera l’homme,
À la fois proie et prédateur.

Évolution, chaque jour un peu moins con,
Évoluons, pour sortir de ce cul-de-sac,
On s’entretue pour des bariles de brut,
Qu’on transforme en trucs inutiles,
On détruit la terre, pour sous-disant mieux vivre,
Sans penser à demain,

Déjà hier, il se faisait tard,
Impossible de reculer,
La catastrophe, est, depuis longtemps, annoncée,
Les pôles fondent à vue d’oeil.

Rêves flous 6 juin 2008

Mes rêves sont flous,
Chaque jour, un peu plus fou.
Mes souvenirs s’estompent,
Les cicatrices restent apparentes.

De vieilles blessures de guerres,
Des guerres qu’on voudrait taire.
Mon coeur est fait de pierre,
Il résiste au feu du canon,
Mais s’erode au fil du temps.